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Pourquoi les audiences des séries Netflix dégringolent saison après saison ? Un rapport confirme ce que vous saviez déjà

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La récente chute d’audience constatée pour The Gentlemen saison 2 sur Netflix a remis en lumière les limites du mode de production des plateformes de streaming. Et un rapport vient le confirmer.

47 %. C’est la perte affichée par la saison 2 de The Gentlemen entre sa sortie et son premier week-end, preuve de son incapacité à fédérer, deux ans après la sortie de la saison 1 sur Netflix. Un cas loin d’être isolé puisque de nombreuses séries de la plateforme de streaming pâtissent de cette même baisse, à des pourcentages divers évidemment. Même le phénomène Stranger Things n’y a pas échappé avec près de 25 % de perte sur sa dernière saison. Bref, les productions du service de SVoD ont bien du mal à résister au temps qui passe, perdant de l’audience à chaque fois.

Et c’est là qu’une analyse de Luminate vient mettre des mots sur ce que l’on savait tous déjà, histoire de nous expliquer que l’eau, ça mouille et que le feu, ça brûle, mais avec des chiffres à l’appui, ça rend soudain la chose beaucoup plus sérieuse. Quel est le problème des séries Netflix ? L’écart temporel entre les saisons. En gros, plus les années s’écoulent entre deux saisons et plus la série perd de son intérêt pour l’abonné. Élémentaire, mon cher Watson.

Le rapport met en avant que le mode de production de Netflix, qui n’hésite pas à espacer les saisons de plusieurs années (Stranger Things saison 5 est sortie plus de trois ans après la quatrième), fait irrémédiablement perdre du public, du moins sur le marché américain. Néanmoins, il convient de tempérer puisque ce n’est pas un “choix” forcément volontaire de la plateforme (et le problème n’est pas exclusif et touche également HBO, Prime, etc.) car certains shows exigent des délais de post-production particulièrement longs.

La séance de rattrapage, l’élément-clé !

De plus, cela permet également, pour quelques exceptions, de relancer l’audience de la saison précédente. Plusieurs séries, comme Bridgerton, voient ainsi une saison sortie il y a quelques années revenir dans le top des visionnages à l’approche de la nouvelle, pour faire une séance de rattrapage. On peut donc dire que ce “problème” touche principalement des séries dont la communauté de fans n’est pas suffisamment large. Par exemple, Stranger Things, Mercredi ou Bridgerton ont des baisses, mais elles sont compensées par la hausse des rattrapages.

La recherche de l’équilibre

Il y a donc toujours des exceptions à la règle. Toutefois, il est indéniable que, lorsque l’on dresse un portrait général de la situation, la patience du spectateur est un facteur clé. Longtemps menacé de disparition, le format “annuel” de production des séries du câble connaît aujourd’hui un nouvel essor puisque des séries comme The Pitt voient leur audience se multiplier par deux. Et on ne parle même pas des émissions de télé-réalité.

Le rapport de Luminate émet, néanmoins, un avertissement, puisque la surexposition d’un programme est tout aussi coûteuse en termes de visionnage sur le long terme : Love is Blind États-Unis de Netflix a commencé à stagner depuis la saison 2 à cause de ses deux saisons par an et, par chez nous, on sait également que Koh Lanta avait dû ralentir le rythme après avoir vu ses audiences dégringoler lorsque l’émission a commencé à se faire pluriannuelle. En définitive même si on peut faire du cas par cas, une chose est certaine : il ne faut pas jouer avec la patience du spectateur, surtout dans une ère de streaming où l’offre est pléthorique.

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